Martine à l’Uni.

On nous bassine de jolies histoires tout du long de notre enfance. On tente désepsérément de nous faire voir les joies de l’épicerie, des devoirs et du sable dans le costume de bain. (Vous noterez ici, bien évidemment, le référent commun : Martine au supermarché, Martine à l’école, Martine à la plage, Martine ceci, Martine cela.) Et NOUS jeunes adultes, qui se préoccupe d’exarcerber notre positivisme et notre bonheur face aux joies quotidiennes et discutables? Qui nous empêche de sombrer dans le vice, de nous vautrer dans les affres de la débauche? Qui, dites-moi, nous berce de belles histoires pleine de moralités?

‘Bin, personne’, c’est moi qui vous le dit. En toute connaissance de cause. Preuves à l’appui. (Mais confidentielles, entendons-nous.) La vie universitaire est effectivement une invitation aux tentations les plus multiples et les plus pernicieuses, invitation consacrée par l’initiation, coutume vieille comme le monde et aux rites sans aucun doute aussi primaires aujourd’hui qu’à l’aube des toutes premières sociétés grégaires. (Genre les bonobos. Que font les bonobos pour éteindre le feu des conflits, déjà? – Oh, ils en allument d’autres, d’un autre genre, voilà.) Mais c’est pas notre faute, à nous pauvres universitaires enfermés dans nos monographies, ligotés par la doctrine et perdus dans le gouffre constitutionnel le plus gigantesque qui soit, si nos études nous lient à notre masque social comme la jurisprudence lie les tribunaux aux tribunaux supérieurs, étouffants notre Ça et ne le libérant du Sur moi des conventions sociales qu’à la pleine lune…

Parce que oui, pleine lune il y a! Et qu’arrive-t-il à un Ça refoulé lorsqu’il trouve finalement à s’exprimer?

Il explose oui!

D’où le vice et les affres de la débauche.

Dès lors, vous voyez, les étudiants de droit qui, notamment, ”tapent” leurs collègues aux murs de la faculté, qui demandent en mariage des professeurs à l’annulaire gauche duemment notarié, qui consomment de l’éthanol dans des proportions dépassant celles de l’exagération ou qui démontrent leur gentillesse dans les mesures prescrites par l’adultère ne sauraient être présentés à la justice ni même subir les foudres des conventions sociales.

Dans vos dents, dis-je.

1 Commentaire

Classé dans Futilités cruciales, Leçons de vie

Une réponse à Martine à l’Uni.

  1. Anonymus

    On attend un prochain article… on se languit, on rêve, on bave, on se meurt.

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