Été 2010

Vous savez tous combien j’aime les bilans. Il faut dire que je vous en ai servis… au moins une (grosse) fois, non? Il devient évident que ceux-ci sont à ce blog de que sont les zones érogènes à… oui passons. (Mais vous avez vu juste, si vous pensiez que j’allais me mettre à baragouiner le portugais.) J’aime faire des bilans. Ils sont, j’imagine, l’expression ultime de mon esprit carré aux angles plus droits que des… (Non mais cessez, avec vos Brésiliens!) et ordonné. (Oui, il m’arrive de tenter d’éventuellement sembler être ce que je ne suis pas, genre un être rationnel qui fait des listes, des budgets sur excel et des choses de gens zorganisés.) (Mais, si je ne m’abuse, avec mes multiples parenthèses je ne peux espérer duper qui que ce soit.) Bref ça, ou une façon facile de créer un nouvel article pour combler les attentes de mes Ô si nombreux et enthousiastes lecteurs. (Mais de rien, sale Acadienne.)

Je dois admettre que, d’un point de vue strictement virtuel/exhibitionniste ces vacances, qui comme pour beaucoup s’achèvent, n’ont pas été des plus productives. (Normal : pas de travaux ni d’étude, donc nul besoin d’une occupation pour perdre son temps, se distraire de ses calculs de matrice, faire autre chose que ce que l’agenda nous supplie de faire au plus sacrant. Parce que oui, sachez que même les urgences ont besoin de distraction.) Mais rentrée oblige, tout devrait rentrer (…un mauvais jeu de mot?) dans l’ordre.

D’ailleurs j’aurai droit, dans un petit dodo, à mon tout premier cours de Méthode et fondements du droit. Et comme une réflexion aussi pertinente (!) en amène une autre, je peux également affirmer que l’été 2010 (vous savez ces quelques mois qu’on désigne par l’appellation ô combien mensongère de ”vacances”) tire dangereusement à sa fin. Sachez également que je vis depuis jeudi passé ma première semaine de vacances depuis Noël dernier. (On observera ici que l’expression ‘vacances’ est encore une fois porteuse de mensonges puisque non, les jours précédant la rentrée ne sont pas même une forme éloignée d’un quelconque farniente.)

*Mode chialage off.

L’été 2010, donc.

L’été post-collégial, les mois suivant la rédemption du déiste libéré bientôt désenchanté par la solitude universitaire. Oui, nous sommes bien seuls dans le monde réel, ce monde que n’habitent pas (plus) Camus et Le Clézio, ces ‘petits dieux’ de mon existence d’étudiante. Bien seuls dans cette mare de gens sains et normaux qui ne saisissent pas chaque occasion de faire une vanne de nerd souffrant son enfermement et sa simple ignorance. Et je serai bien seule, finalement, dans cette mare de demi-douches, de filles ou fils à papa de la faculté… (Je dis demi hein, parce qu’on est pas en admin’ quand même…)

L’été préuniversitaire, celui des apréhensions financière, celui précédant des mois de vache maigre (à constater avec consternation la stagnation du développement de mon shoesing… c’est comme le développement humanitaire : puisqu’on a l’IDH, il faudrait aussi avoir l’IDC, l’Indice de Développement Chaussuresque. Comment ça ‘non’?!), celui de l’épuisement, de l’extraction de la moitié de ma sagesse (dentaire), celui des deux semaines passées dans un monde parallèle à prendre des anti-douleurs (c’est fort ces trucs, j’ai même perdu connaissance sur ma chaise longue : la chaleur, les médocs, tout ça), celui des remises en question (genre deux jours avant la rentrée, je pourrais peut-être décider de me désinscrire… ouais), celui de ma prise en main voituresquement parlant (j’ai appris à conduire manuel, croyez-le ou non… toujours pas de blessés, mais je ne me risquerai pas encore à m’éloigner de plus de 10 km de chez moi pour un bout!), celui de la bipolarisation de mon humeur, et enfin celui des records de chaleur venant briser ce qu’a de perpétuel un mois de novembre québécois lorsqu’arrivent les ‘beaux’ jours.

Désormais à quelques heures de la fin, je commence finalement à envisager un début. L’exemplaire du Code Civil qui me dévisage depuis mon bureau de travail me semblera peut-être moins intimidant/déprimant/rouge dans quelques semaines. (Il risque de s’avérer tout aussi lourd cependant : les lois, c’est pesant.) Peut-être aussi me guérirai-je de mon associabilité/snobitude chronique et apprendrai-je à rire discrètement (non mais oh, faut pas poussez grand-père dans les orties, Denise!)…

Rendez-vous demain 9h, cher pavillon DKN…

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