“Si j’ai retenu une chose de mon cours de littérature, de la modernité, c’est bien le thème de la quête. (Avec celui de la révolte et de l’enfermement, évidemment – qui m’ont permis quelques jeux de mots mal placés – mais tout cela est relié, de toute façon.) Quête de sens, quête de lumière/photosynthèse, quête de réponses, quête de réconfort, quête de petits dieux…
(Ma foi, j’en suis à ma toute première allusion à Le Clézio. Enfin je crois. Mais OÙ est le champagne rosé pour souligner ça? Ah, nulle part pardon, c’est beaucoup trop branchouille pour moi.)
Quête de racines (puisqu’on parle du loup…), quête de tout ce qui peut résoudre ou à tout le moins apaiser la souffrance causée par l’absurdité du monde. (Oui, on glisse tranquillement vers Camus : on s’en sort pas, vous savez! …quelle incorrigible déiste je fais.)”
…
Ça vous arrive pas vous, d’entreprendre quelque chose, d’être interrompu par – au choix – le téléphone, maman, une copine redoutant fortement les invasions domiciliaires, une “pluie d’électroménagers” ou simplement par un soudain désintérêt? Et de vous dire après coup, question de vous donner bonne conscience, entendons-nous, qu’il n’y a aucun soucis, que la soupe n’aura même pas eu le temps de tiédir qu’on sera déjà de retour? Je ne peux rien cacher, c’est bien connu (je suis une abominable – mauvaise – menteuse, et la subtilité est à moi ce que le savoir vivre est aux ligues de quilles), et l’extrait précédent prouve bel et bien que je suis de ces individus (infâmes et méprisables) qui oublient et mangent leur soupe froide.
J’ai mis ce truc en brouillon, puisque visiblement par manque de temps ou d’inspiration (non jamais), bref pour une raison ou pour une autre je n’ai eu le temps que de faire un sujet amené… et je n’ai pas la moindre vague idée de ce que devait être l’éventuel sujet posé. (Du moins si sujet posé il devait y avoir : chacun sait comme je suis quelqu’un de structuré…) En fin de compte, le fait est qu’aujourd’hui on pourrait faire du patin sur la soupe, et que pas même mon titre ne pourrait être considéré comme un indice digne de ce nom. (Il faut dire que les titres représentatifs n’ont jamais été ma force : j’ai toujours préféré affirmer qu’ils étaient le propre des esprits faibles ayant besoin de se raccrocher à des points de repère, une structure préétablie, ce genre de trucs…)
Cela étant dit, ce qui est fait est fait (phrase toute faite certes, mais ceux qui ont lu Caligula – du moins une poignée de déistes – m’accorderont qu’en ce monde on n’est pas à un vieux patricien près) et mon inarrêtable instinct réflectif (…) vient de faire surgir dans mon esprit un nouveau mobile pour justifier mon titre.
Je me suis trouvé avant hier une ceinture vert FLUO (là s’arrête la justification, mon instinct à ses limites). Et comme si le fait de briller dans le noir n’était pas suffisant, la boucle en est énorme et pleine de – faux- diamants. Je pense que je traverse peu à peu vers l’univers sombre et malfâmé du mauvais goût. (Pour ma défense, elle est en cuir et faite en Italie. C’aura donc le mérite d’être du mauvais goût de qualité… non?)
*Fin du billet sans propos et inutile, bon dimanche!
