Telle une has been du blog, je reviens vers vous chers lecteurs pour vous délecter à nouveau de mes réflexions personnelles ô combien profondes et excitantes. En somme, une tentative de come back, d’auto-motivation à reprendre ce que j’ai délibérément abandonné et aimais, à recommencer à vous raconter ma vie, déblatérer sur toutes les futilités qui lui donnent forme et sur ces choses qui ne font rire que moi, tel une version féminine d’Aznavour avec ”ce complet bleu, qui était du dernier cri”…
Et puisqu’il y a un moment déjà que je ne vous ai pas relaté les dernière nouvelles, reprenons par le commencement. Du moins, kind of. (Parlant de dernières nouvelles, vous avez sans doute entendu parlé de ce tigre et ces deux dromadaires – Todd et Sean – qui ont fait la manchette tels les écureuils de Jean-Luc Mongrain (une découverte, à voir)… Jamais un bulletin de nouvelle du samedi matin ne m’a fait autant rire.) (Non, sachez que même cette période d’ermitage bloguesque n’a pu me libérer de mon obsession pour les parenthèses ; mes plus plates zexcuses.)
Primo, je travaille. Et je peux vous jurer que rien n’est plus orgasmique que de me trouver loin de Dans un Jardin (bin “rien”… vous voyez ce que je veux dire). Il est pour moi incroyablement satisfaisant de travailler sans me sentir constamment évaluée à tout les points de vue, de pouvoir apprendre, de ne pas avoir à vendre toute sorte de machins inutiles et trop chers (qui reviennent tous, au final, à une putain de base de glycerine…) à des gens qui n’ont pas d’argent pour les acheter, de ne pas avoir à supporter une nouvelle gérante très fière de son secondaire trois, de son incapacité à accorder des participes passés, de son cul, ma foi, plus grand que nature, ainsi qu’une superviseure aussi sèche qu’une vieille vache en manque de tendresse.
Incroyablement satisfaisant, dis-je, de travailler avec des gens adorables, d’être payée pour tuer des mouches avec des raquettes électriques (et c’est même pas une blague, c’est ultra comique je le jure – quoique ça fait certes un peu sadique, présenté comme ça), d’avoir du plaisir avec mes collègues de travail, de me faire dire “j’aime travailler avec toi”, “je suis fier de toi”, “vous avez un sourire vraiment chaleureux” (c’est d’ailleurs sans doute le plus beau compliment qu’on m’ait fait depuis le début), de servir des gens qui sont contents d’être là, qui ne vous attendent pas avec une brique et un fanal à la première erreur… (Parce que non, aussi étonnant que cela puisse vous paraître, bien que déiste, je ne suis pas infaillible. C’est fou hein, I know…) De travailler comme une folle et d’être payée en conséquence, ça aussi ça change, ça change des longs dimanches de fiancailles au salaire plus que minimum passés à Dans un Jardin – havre des bonnes conditions de travail, vous l’aurez deviné - sans pause pipi, sans pause déjeuner, sans compagnie autre que les Lost Fingers qui hurlent dans la boutique (quoique je les aime, eux).
Maintenant que j’ai fait suffisamment duré le suspense, je peux vous dire d’où provient le salaire qui paiera mes études de droit à l’UL en septembre prochain (sans parler des prochaines chaussures qui s’ajouteront, éventuellement, à ma “petite” famille…). Je suis hôtesse au Stonehouse, le resto que je prenais pour un truc pourri-perdu de sortie d’autoroute qui est, finalement, bien autre chose (et toujours plein). Enfin, hôtesse… Sachez que contrairement à ma chère et tendre, je ne me contente pas d’assigner les tables, de donner le menu et de répondre au téléphone. Ahem. (Muhaha) Disons commis. Et c’est plutôt génial.
Ah, petite anecdote de travail tiens. Parce que c’est pas toujours si fun que ça quand même. Un job étudiant demeure un job étudiant, et par extention, un job tout court. On a eu l’immense honneur, la semaine dernière (comme à chaque année paraît-il) d’accueillir la réunion d’une ligue de quilles. En somme, un rassemblement de gros colons, pour ne pas dire autre chose. J’ai eu droit à la main pratiquement au fesse, à un monsieur beaucoup trop alcoolisé qui essayait désespérément de me glisser de l’argent dans les poches (so chic) et à un autre ayant manifestement dépassé lui aussi son seuil de tolérance à l’alcool qui m’appelait “mon amour” (et “mon beubé”, il paraît, mais je n’ai malheureusement pas eu l’immense plaisir de l’entendre moi-même pour en valider la véracité). Et il avait une de ses moutaches… Une vraie de vraie, on aurait dit un vieux sherif, c’était admirable. Moins admirable lorsqu’il est passé dernière moi en me grattant le dos avant de partir : “Bye mon amour”. Ah ouais, génial, à la prochaine, bye là. (Vous l’aurez peut-être compris, je n’apprécie pas spécialement qu’un client me touche, ça m’horripile.) Il y avait aussi deux grosses colones, dont le cul de l’une pouvait d’ailleurs rivaliser sans problème avec celui de la gérante de DUJ, qui me hélaient pour se faire servir du café. Ok ma grosse, quand ca va être ton tour d’en avoir, t’en aura d’la caféine, y’en a 58 autres qui attendent la même chose, osti. À part de ça? Si on exclut les ligues de quilles (et éventuellement de curling, m’a-t-on dit) qui ne sont pas sortables, c’est génial.
Deuxio, je découvre Saint-Rock. Et c’est pas SI pire que c’en a l’air, en fin de compte. Je ne me suis pas fait redemander ni du speed, ni le numéro de téléphone de ma grand-mère, pas plus qu’on ne m’a parlé de façon incompréhensible en gesticulant pour finalement articuler péniblement à mon intention un “comprenez-vous français?”. Non, c’est vraiment pas si mal même.
Tertio, je me suis rendue compte qu’une fille qui écoute du Iron Maiden, ça suscite l’étonnement populaire. Et c’est très comique. Et c’est géant le soir (la nuit?) de revenir en auto les fenêtres ouvertes et de faire entendre au Lac Delage entier mes choix musicaux ultra hardcore. (…haha) Et m’a soeur m’a fait découvrir Radiohead (que je connaissais, rassurez-vous, sans seulement y porter l’attention méritée). Et ça n’est que la pointe de l’iceberg. Voyez.
Bon mardi!
(Oh, oh , oh!! et devinez quoi : j’ai congé demain, et je ne retravaille que jeudi soir… Donc? Saint-Jean en bonne et due forme, chers compatriotes!)

hmmm est ce que cest de moi que tu ris? le “douce et chère” me fait hésiter, tu as tellement de femmes dans ta vie! piii ta st-jean? tu feras un autre article en essayant de respecter davantage les gens souls que l’année dernière! nous on a pas trouvé de club, mais au moins on avait du vin héhé xxx
Non non ce n’est pas de toi mon chat, mais de nulle autre que ma chère épouse, Chat-rat-tatine. Ma St-Jean? Ouuuuf. Jvais en avoir des choses à dire. Mais peut-être pas de façon exhaustive ICI tu vois. Bonne St-Jean ptit lion xxxxx