Le concours Kate et Will

- Faire une demande de changement de nom au DEC*  : check.

(Ouais, je sais ce que vous pensez. J’entends vos esprits acerbes d’ici. Néanmoins, il ne fait aucun doute (sachez-le) que souhaiter courir la chance de gagner une paire de sneakers à l’effigie de Kate et Will édition ultra-limitée est un motif  INDUBITABLEMENT
 sérieux (58 C.c.Q.) : vos jugements de valeur, merci bien.)

- Trouver un William et poster ma candidature sur Fb : …bon une chose à la fois.

(L’image est tirée d’un blog mucho fameux dont vous seriez fous de vous passer…)

* Ou “Directeur de l’état civil”, pour les mésadaptés… dont j’étais jusqu’à ma rencontre avec le droit, ie l’illumination ; plus précisément jusqu’à mes premiers pas avec les articles 50 ss. de ma bible, mon nouveau code de conduite, j’ai nommé le Code civil du Québec. (Ouais, c’est fichtrement marquant une première année de droit, c’est moi qui vous le dit. Pour preuve, je compte me faire tattouer “C.c.Q.” dans le bas du dos avec des signes tribaux. Classe, je sais. )

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Martine à l’Uni.

On nous bassine de jolies histoires tout du long de notre enfance. On tente désepsérément de nous faire voir les joies de l’épicerie, des devoirs et du sable dans le costume de bain. (Vous noterez ici, bien évidemment, le référent commun : Martine au supermarché, Martine à l’école, Martine à la plage, Martine ceci, Martine cela.) Et NOUS jeunes adultes, qui se préoccupe d’exarcerber notre positivisme et notre bonheur face aux joies quotidiennes et discutables? Qui nous empêche de sombrer dans le vice, de nous vautrer dans les affres de la débauche? Qui, dites-moi, nous berce de belles histoires pleine de moralités?

‘Bin, personne’, c’est moi qui vous le dit. En toute connaissance de cause. Preuves à l’appui. (Mais confidentielles, entendons-nous.) La vie universitaire est effectivement une invitation aux tentations les plus multiples et les plus pernicieuses, invitation consacrée par l’initiation, coutume vieille comme le monde et aux rites sans aucun doute aussi primaires aujourd’hui qu’à l’aube des toutes premières sociétés grégaires. (Genre les bonobos. Que font les bonobos pour éteindre le feu des conflits, déjà? – Oh, ils en allument d’autres, d’un autre genre, voilà.) Mais c’est pas notre faute, à nous pauvres universitaires enfermés dans nos monographies, ligotés par la doctrine et perdus dans le gouffre constitutionnel le plus gigantesque qui soit, si nos études nous lient à notre masque social comme la jurisprudence lie les tribunaux aux tribunaux supérieurs, étouffants notre Ça et ne le libérant du Sur moi des conventions sociales qu’à la pleine lune…

Parce que oui, pleine lune il y a! Et qu’arrive-t-il à un Ça refoulé lorsqu’il trouve finalement à s’exprimer?

Il explose oui!

D’où le vice et les affres de la débauche.

Dès lors, vous voyez, les étudiants de droit qui, notamment, ”tapent” leurs collègues aux murs de la faculté, qui demandent en mariage des professeurs à l’annulaire gauche duemment notarié, qui consomment de l’éthanol dans des proportions dépassant celles de l’exagération ou qui démontrent leur gentillesse dans les mesures prescrites par l’adultère ne sauraient être présentés à la justice ni même subir les foudres des conventions sociales.

Dans vos dents, dis-je.

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On l’attendait, les quatre fers devant, le premier jour.

Ou plutôt Je (avec un grand J hein, j’ai pas mangé mes croûtes pour rien moi). Mais bon, vous savez mes constats, c’est comme des règles de droit, ils s’appliquent à tout un chacun. (Signalons ici mon tout premier gag de juriste. Maladroit certes, mais existant.)

Enfin voilà, le premier jour d’université s’étant déroulé sans encombres, mis à part le fait qu’en glissant sur une marche j’ai bien failli dévaler un escalier (on se serait cru dans une annonce de Reitman. Reitman 1, haute couture 0. À la différent que je n’étais ni l’un ni l’autre, avec mes FX Lasalle vintage et mon Teesh coupé…), peut-être aurais-je les jambes moins molles en repassant la porte du DKN demain matin. DKN qui d’ailleurs sera ma nouvelle maison pour les mois à venir. Et peut-être même les années, si le droit me plaît autant qu’à d’autres. En fait, je dois admettre que malgré mon débordant manque d’enthousiasme à l’égard de mes études, ce fut “vraiment pas si tant pire” comme premier jour, comme premier prof, comme premiers cours… J’ai même pas trouvé ça ennuyeux, ce qui est tout de même bon signe si on se rappel à quel point les cours de science po et de socio, pour ne nommer que ceux-là, me provoquaient chez moi l’envie irrépressible de partir en courant dormir sous un escalier. Enfin si je dis irrépressible, c’est pour l’image hein, parce que tout un chacun sait pertinemment que je suis way trop chicken pour le faire vraiment. (Voyez comme l’emploi de mots anglais divers font de moi une personne cool…)

J’ai même jasé avec une Nouveau-Brunswickoise (!!). J’avais déjà vaguement entendu parlé de l’accent légendaire des habitants de cette contrée lointaine, Zazou elle-même m’en avait rapporté un échantillon (une imitation, un témoignage de sa propre expérience), mais je n’aurais jamais pensé qu’un accent bien mâché pouvait être aussi cuuute.

Bref, c’est géant.

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Été 2010

Vous savez tous combien j’aime les bilans. Il faut dire que je vous en ai servis… au moins une (grosse) fois, non? Il devient évident que ceux-ci sont à ce blog de que sont les zones érogènes à… oui passons. (Mais vous avez vu juste, si vous pensiez que j’allais me mettre à baragouiner le portugais.) J’aime faire des bilans. Ils sont, j’imagine, l’expression ultime de mon esprit carré aux angles plus droits que des… (Non mais cessez, avec vos Brésiliens!) et ordonné. (Oui, il m’arrive de tenter d’éventuellement sembler être ce que je ne suis pas, genre un être rationnel qui fait des listes, des budgets sur excel et des choses de gens zorganisés.) (Mais, si je ne m’abuse, avec mes multiples parenthèses je ne peux espérer duper qui que ce soit.) Bref ça, ou une façon facile de créer un nouvel article pour combler les attentes de mes Ô si nombreux et enthousiastes lecteurs. (Mais de rien, sale Acadienne.)

Je dois admettre que, d’un point de vue strictement virtuel/exhibitionniste ces vacances, qui comme pour beaucoup s’achèvent, n’ont pas été des plus productives. (Normal : pas de travaux ni d’étude, donc nul besoin d’une occupation pour perdre son temps, se distraire de ses calculs de matrice, faire autre chose que ce que l’agenda nous supplie de faire au plus sacrant. Parce que oui, sachez que même les urgences ont besoin de distraction.) Mais rentrée oblige, tout devrait rentrer (…un mauvais jeu de mot?) dans l’ordre.

D’ailleurs j’aurai droit, dans un petit dodo, à mon tout premier cours de Méthode et fondements du droit. Et comme une réflexion aussi pertinente (!) en amène une autre, je peux également affirmer que l’été 2010 (vous savez ces quelques mois qu’on désigne par l’appellation ô combien mensongère de ”vacances”) tire dangereusement à sa fin. Sachez également que je vis depuis jeudi passé ma première semaine de vacances depuis Noël dernier. (On observera ici que l’expression ‘vacances’ est encore une fois porteuse de mensonges puisque non, les jours précédant la rentrée ne sont pas même une forme éloignée d’un quelconque farniente.)

*Mode chialage off.

L’été 2010, donc.

L’été post-collégial, les mois suivant la rédemption du déiste libéré bientôt désenchanté par la solitude universitaire. Oui, nous sommes bien seuls dans le monde réel, ce monde que n’habitent pas (plus) Camus et Le Clézio, ces ‘petits dieux’ de mon existence d’étudiante. Bien seuls dans cette mare de gens sains et normaux qui ne saisissent pas chaque occasion de faire une vanne de nerd souffrant son enfermement et sa simple ignorance. Et je serai bien seule, finalement, dans cette mare de demi-douches, de filles ou fils à papa de la faculté… (Je dis demi hein, parce qu’on est pas en admin’ quand même…)

L’été préuniversitaire, celui des apréhensions financière, celui précédant des mois de vache maigre (à constater avec consternation la stagnation du développement de mon shoesing… c’est comme le développement humanitaire : puisqu’on a l’IDH, il faudrait aussi avoir l’IDC, l’Indice de Développement Chaussuresque. Comment ça ‘non’?!), celui de l’épuisement, de l’extraction de la moitié de ma sagesse (dentaire), celui des deux semaines passées dans un monde parallèle à prendre des anti-douleurs (c’est fort ces trucs, j’ai même perdu connaissance sur ma chaise longue : la chaleur, les médocs, tout ça), celui des remises en question (genre deux jours avant la rentrée, je pourrais peut-être décider de me désinscrire… ouais), celui de ma prise en main voituresquement parlant (j’ai appris à conduire manuel, croyez-le ou non… toujours pas de blessés, mais je ne me risquerai pas encore à m’éloigner de plus de 10 km de chez moi pour un bout!), celui de la bipolarisation de mon humeur, et enfin celui des records de chaleur venant briser ce qu’a de perpétuel un mois de novembre québécois lorsqu’arrivent les ‘beaux’ jours.

Désormais à quelques heures de la fin, je commence finalement à envisager un début. L’exemplaire du Code Civil qui me dévisage depuis mon bureau de travail me semblera peut-être moins intimidant/déprimant/rouge dans quelques semaines. (Il risque de s’avérer tout aussi lourd cependant : les lois, c’est pesant.) Peut-être aussi me guérirai-je de mon associabilité/snobitude chronique et apprendrai-je à rire discrètement (non mais oh, faut pas poussez grand-père dans les orties, Denise!)…

Rendez-vous demain 9h, cher pavillon DKN…

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Comme de vulgaires amateurs

On s’est fait avoir, jeudi dernier, mais solidement. Moi et mes deux bâtardes, en route telles un trio de putes aux dents acérées et prêtes pour un plan mysandriste nocturne, prêtes pour une nuit de bêtises assumées (ou non), prêtes pour… tiens, y a de l’écume en forme de bonhomme souriant à la surface de mon thé… Bref nous, parties pour la gloire, nous nous sommes faites avoir comme des gamines, comme des “essayeux de patenteux” victimes de leur propre amateurisme.

Parce que oui bon, je dois bien admettre qu’en matière de virée d’éméchage, de course au vice et à la débauche, nous sommes de véritables amateurs (excusez-moi si les rassemblement de douches et de douchesses ne m’attirent pas plus qu’il ne le faut), et honte à nous si nous ne savons pas où exactement le Tout-Québec se réunit un jeudi soir.

Et bref… le fait est que there wasn’t a soul to be seen sur Grande Allée ce soir-là. Vous imaginez comme notre déception fut grande après que pendant une semaine on se soit dit “Oh génial night out avec les filles jeudi prochain ça va être trop géant”, après qu’on ait toutes passé l’été à l’extérieur et/ou à travailler…

Le Dagobert, dans son état désertique, nous a tout de même permis d’assister à une scène ma foi… des plus charmantes. Ça a rattrapé un peu notre soirée. Un mec à l’enthousiasme exacerbé au beau milieu de la piste, comme possédé, secoué par le grondement assourdissant du bruit mixé par le DJ. (Vous aurez remarqué que je parle de bruit hein… parce que non seulement y’avait pas un chat, mais en plus y’avait pas de musique. Non mais hen! Vous remarquerez également que ma phrase n’a pas de verbe. Moi je dis ça, j’dis rien hein!)

Ce même état désertique a également permis à deux Brésiliens de nous repérer plus facilement. (C’est à ce moment que vous devez imaginer la joie modérée lisible sur mon visage.) De nous repérer, puis de nous prendre en otage dans un restaurant libanais 24hrs juste de l’autre côté de la rue, près de la sortie de la boîte. Deux Brésiliens qui, apparemment, désiraient goûter un peu de la faune locale (à savoir nous) avant de repartir pour leur mère patrie. Ouais géant. Bye là.

Au bout du compte, on était bien heureuse de finalement monter dans un taxi bien chaud avec un chauffeur pas trop louche, et de constater que non, la téléphoniste de Taxi Coop ne nous a pas mises sur la liste noire.

Et puis bon, vous savez ce qu’on dit, une soirée ratée en bonne compagnie n’est jamais vraiment perdue. (Enfin pas tout à fait, pas complètement… bref! Haha)

 

 Oh, et ledit thé, tant qu’on y est, question que vous ne pensiez pas que je m’invente des rencontres du troisième type le soir pour pimenter mon existence. (Remarquez l’exemplaire de Caligula subtilement cadré… Ma passion pour Camus ne connaît décidément pas de limites.)

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